on ze road toujours...

Bon, je vous laisse, il faut que j'aille reconstruire une moto en Angola...

22 novembre 2007

préparatifs et préliminaires

Les mois passent, l’hiver arrive...le temps des grandes migrations est revenu...
Les oiseaux sont déjà partis, les plantes d’été ont laissé le gel les anéantir et moi je termine quelques pages ce bandes desssinées  et je me prépare.
Une quarantaine de kilos de pièces de moteur m’attendent déjà à Luanda. Une sorte d’Angola-connekcheune s’est mise en branle au cours de l’année qui s’écoulait pour m’aider à faire passer là-bas de quoi reconstruire la moitié de mon moteur noyé dans la boue l’année dernière et que j’aimerais voir prêt à remettre le couvert cette année...   Il me reste encore une quinzaine de kilos à emmener avec moi...certains me diront que tout ça, ça fait presque une moto complète, et bien je leur répondrai que pas du tout mais que bon, une bonne partie quand même, il faut bien le reconnaître !
L’année dernière, aussi, voulant être à la pointe de la technologie de communication, j’avais pris avec moi un téléphone satellite Thuraya  pour pouvoir appeler de n’importe où en cas de gros pépin et surtout pour pouvoir connecter dessus mon  ordinateur de baroud afin de continuer à faire voyager avec moi tous ceux et celles qui me suivaient par blog interposé...
Eh ; vous avez été un peu plus de dix mille...sans dec, c’est pas rien...on se sent moins seul, échoué dans la boue sous une  copieuse averse  Africaine.
J’avais très vite compris que brancher la mac au téléphone demandait un complément de technologie introuvable dans la brousse  du nord de l’Angola
Où la seule sophistication  disponible un peu partout est la mine anti-personnelle, chef d’oeuvre de technologie occidentale, en vente dans toutes les bonnes épiceries, et aussi dans les champs, au bord des routes ou près des points d’eau. On arrive à trouver des secteurs où l’industrie occidentale déborde de largesses infinies...tellement infinies, qu’avant que le déminage soit terminé et qu’on puisse désengorger la capitale du pays pour redonner vie à ces campagnes sublimes et abandonnées, on a le temps de voir passer le temps.

blog1

Cette année donc, je m’y suis pris assez tôt pour aller voir Pascal  qui vend des ordis Makintoche à Montpellier, pour qu’il me remette ça en marche en deux temps trois mouvements. Mais on dirait que c’est bien parti pour cent temps et dix mille mouvements...En trois semaines on arrive grosso merdo à genre rien du tout, et Pascal passe des plombes au téléphone avec ceux qui l’année d’avant m’avaient vendu tout ce matos en me garantissant une connexion peinarde aux quatre coins du continent africain . J’ai donc acheté le bazar et eux avaient rempli leur mission sacrée néo-libérale, vendre un truc cher à un mec qui n’ y connaît rien  en lui promettant n’importe quoi, tout en sachant très bien qu’il n’est pas près de revenir tout de suite...ces gars là devraient bosser dans la mine anti-personnelle ; c’est un secteur de pointe qui serait ravi de récupérer des professionnels aussi scrupuleux.

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27 novembre 2007

Paperasses toujours aussi...

Il y a les visas qui ne sont accordés que si on a les billets d’avions aller-retour mais il y a aussi les  billets qui ne sont accordés que si on a les visas...ça c’est sur la TAAG, la compagnie angolaise, pour laquelle  il est impossible de prendre les billets ici parce que c’est catalogué liste noire genre crash airline. Si on veut les prendre à Kinshasa il faut donc le fameux visa et puis surtout acheter le billet à Luanda, par un intermédiaire sur place qui le fera passer par informatique, si ça marche (l’année dernière, c’était en panne à cause de la pluie) on peut p’tèt’ arriver à rejoindre sa moto démontée sur le sol Angolais.
Eh oui, comme pour l’année dernière avec le Gabon, il est incroyablement plus simple de rentrer dans tous ces pays par la route que par les airs...
Quarante kilos de pièces m’ont déjà précédé cet été...Ceux qui ont suivi le second chapitre se souviendront que j’ai une sorte de famille lointaine dans ce pays-là et que grâce à eux la moitié de mon moteur m’attend déjà sur place....Il faut bien reconnaître que si j’avais échoué mon vieux cheval dans un autre pays d’Afrique, je n’aurais jamais pu profiter de cette grande chaîne de l’amitié ; le revers de la médaille c’est au moment d’ y retourner...et bien oui, c’est comme ça, l’Angola est loin d’être le pays le plus facile d’accès, mais bon, dans quinze jours, j’ y serai quand même et ce coup-ci je ferai gaffe aux trous d’eau !

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29 novembre 2007

les histoires à la con...

C’est rigolo comme tout s’emballe quand on se rapproche du départ.
Le  passeport arrive en même temps que le téléphone satellite  paramétré par les spécialistes...Evidemment, je me jette frénétiquement sur tout ça afin d’enfin arriver à faire passer un message d’une pièce à l’autre en passant par Djibouti, un peu crétin comme quête, mais sans dec, comment que ça va le faire quand je pourrai du fond de la brousse dire à  ma bande que je suis entouré par une meute de lions affamés et que bon, je voulais juste saluer tout le monde avant de partir...Mais, bon,  ça marche toujours pas. Là, j’étais prêt à tout claquer contre le mur en poussant des hurlements, mais  comme c’est pas mon truc les hurlements, j’ai rappelé Pascal qui m’a dit de ne pas m’inquiéter, que c’était pas grand chose , qu’il ne fallait pas que je fasse un aller-retour à Paname pour aller voir monsieur Thouraya   qui est toujours prêt  à me recevoir pour que je lui file cent cinquante zorros pour un réglage de plus.

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Du côté des billets d’avion, c’est pas mal non plus comme truc à rebondissements. Donc à Kinshasa on m’avait dit qu’il n’y avait pas moyen pour les étrangers d’acheter un billet, qu’il fallait un correspondant à Luanda qui l’achèterait, lui, après que je lui ai viré des sous sur un compte en France. Puis le correspondant m’a envoyé un message urgent disant que les vols Kin-Luanda étaient supprimés et que j’allais devoir soit repasser côté Brazzaville, le Beach, la cohue et tout le bordel pour prendre un vol de là-bas ou alors de prendre cinq cent bornes de bus jusqu’à la très instable enclave pétrolière de Kabinda d’où il y avait sans doute des vols intérieurs. Finalement, ce n’est pas que les vols sont supprimés c’est que l’informatique est en panne...comme l’année dernière, il a dû pleuvoir !
En tentant sans trop y croire de vérifier s’il n’y avait pas une agence de la TAAG à Paris, j’en ai trouvé une vraie au Boulevard Hausman, une qui pouvait me faire un billet aller simple sans aucun problème...et y'a même mon pote Yvan Gauzy, l'acrobate sur XT tordue qui peut aller me le chercher, c'est impec, non?

GauzyxT_copie

Ils sont cools chez Crash Airlines, on papote des prénoms portugais, comparés aux français, que chez lez Lusophones ont met un peu dans son nom le pédigree de toute la famille et ça prend de la place, moins que chez les Malgaches où chaque nom rempli un botin mais pas loin quand même !
Ah ben c’est pas chez Balai-Dans-l’Cul-Airlines, la célèbre compagnie Française, qu’on papote comme ça quand on veut un renseignement!
Y’a pas à dire, même si les pilotes de leurs Airbus se sont entraînés sur des Mobylettes, au moins t’y vas relax  dans ton avion tout pourri.

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Posté par ptiluc à 21:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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