16 décembre 2007

de lolabonobo à Luanda

bonobos

Juste une petite étape au pays des bonobos…Mais comme d’habitude, rien n’est jamais vraiment pareil quand on revient quelque part. Ceux dont je me souviens le plus sont passés dans les grands enclos. A cinq ans, les jeunes sont sevrés et ils rejoignent les groupes en semi-liberté qui sont en apprentissage de vie sauvage avant d’être relâché à partir de 2009… Plus question de sentimentalisme puéril, aussi attachants que soient ces petits cousins poilus, ils ne sont surtout pas là pour être des animaux de compagnie, mais quand je reviens dans l’enclos des petits où il y a les nouveaux arrachés aux trafiquants de viande boucanée, ça me fait une drôle d’impression. Ils sont là, presque identiques à mes potes de l’an dernier, tout aussi rigolos, mais ce n’est plus les mêmes et moi je ne fais, plus que jamais, que passer.

 Jean le cuistot m’a ramené à l’aéroport. Il faisait chaud, je me suis pris un sandwich mou et une Heineken qui m’a foutrement donné envie de roupiller.

a_roport_de_N_Djili_copieA l’embarquement, je ne rêvais que de m’écraser sur mes sacs et de piquer un bon roupillon avant l’enregistrement de mes surplus de bagages.

Il y’a toujours des espèces d’agents indéfinis, vaguement officiel mais que sur les bords, qui veulent s’occuper de toutes les formalités pour les blancs dans le coltar. Sachant très bien que, sur Crash Airlines , ils sont plutôt chiants avec les excédents, je me suis laissé embobiner par un de ces agents troubles en lui disant que s’il me faisait péter ce surplus à la con, je lui filais ce que ça m’aurait coûté, et puis j’étais quand même au courant du tarif puisque je me le suis tapé il y’a un an à peine…comme ça, au moins, je pouvais cuver ma bibine .

Bien évidemment, après qu’il m’ait demandé des dollars pour payer un excédent vaguement revu à la baisse mais ch’uis même pas certain, il voulait sa com’ à lui. Je lui ai dit que ça , mon pote, c’est un truc qu’on annonce dès le départ sinon, ça le fait pas du tout. Alors le lui ai filé quelques biftons quand même, mais des petits, et puis comme au bon vieux temps, je lui ai fait sa caricature et celle de son collègue et puis on s’est quittés bons amis avant la salle d’embarquement en se souhaitant à une prochaine bien évidemment très hypothétique. file_d_attente_copie

Et me voilà maintenant dans la salle d’embarquement non climatisée, on est en train d’installer un sapin de Noël en plastique et il ne me reste qu’ à attendre un avion au retard totalement indéfini…je devrais peut être aller me prendre une Heineken et faire une sieste

Quelques heures plus tard, je suis toujours à l’aéroport international de N’Djili.

L’avion n’est toujours pas arrivé et la nuit tombée depuis longtemps…on a vu partir les belges de Brussels Airlines et les français d’Air France, mais les oubliés de la TAAG, les échoués de Crash Airlines, se préparent tout doucement à passer la nuit sur place.

J’ai tenté par Internet de lancer quelques bouteilles à la mer en espérant que l’une d’elles arrive à Luanda pour signaler à ceux qui devaient venir me récupérer vers dix sept heures que mon heure d’arrivée était passée dans une autre dimension. Il fait une chaleur suffocante dans la salle d’embarquement mais je me suis préparé un couchage rudimentaire avec mon blouson et mon sac de cabine sur la terrasse avec vue imprenable sur la piste. Il y souffle un petit vent tiède et les moustiques sont suffisamment discrets pour que je puisse sombrer dans un petit sommeil en surveillant le tarmac du coin de l’œil des fois que, quand même, à un moment donné de la nuit, un avion angolais se pose sur la piste...

 

  salle_d_attente_copie 

Posté par ptiluc à 21:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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