05 février 2008

premiers instants zimbabween...

La route de Lusaka à Harare, est souvent jolie, montagneuse et en assez bon état quant au passage de douane, il est un peu chiant comme à l’accoutumée. Il y’ a un tout nouveau pont sur le Zambèse, et une nouvelle douane en briques rouges spacieuse comme une gare entourée de grandes clôtures vertes. C’est encore plus chiant pour courir après le tampon qui manque d’un bureau à l’autre puis ils aiment ça ici la taxe spéciale ou le coupon de sortie à faire tamponner tout là-bas, à trois cent mètres à côté de l’ entrée.taxe_carbone Côté Zimbabwe, ça paraît moins chaotique que ce à quoi on pourrait s’attendre. Il y’a quand même des bagnoles qui roulent même si les stations services ont l’air toutes fermées et des magasins ouverts même si beaucoup ont tiré la grille. Les champs sont toujours cultivés même s’il y en a beaucoup en friche et moi je vais aller prendre une douche, même s’il n’y a pas d’eau chaude.

J’y suis donc arrivé à la tombée de la nuit après cinq cent vingt bornes dont une centaine avec un petit autostoppeur d’environ treize ans. Il y’ en a beaucoup des autostoppeurs, pénurie de carburant oblige. Je me disais qu’il était normal de rendre service mais je n’avais pas envie d’en embarquer un trop gros à cause du pneu chinois et de l’amortisseur qui fatigue. Alors il faut prendre le temps de faire son choix, comme au marché…pas de militaire parce c’est eux qui ont foutu le pays par terre, ni de grumeau dredlogué parce qu’il va me casser les couilles. Les filles sont souvent grosses et lourdement chargées, je les laisse aux quat’quats à plateau. Non, le meilleur modèle, c’est bien le préado sans bagage. Ce modèle est assez bien diffusé dans un pays  en crise complètement déscolarisé. A l’entrée de la ville, c’est un peu le bordel parce qu’il n’y a pas d’éclairage ni de feu rouge et les bagnoles qui roulent éblouissent grave. J’ai juste une adresse d’hôtel que m’a mailé l’Alliance Française…Je demande à un mec qui passe où c’est, il monte sur la bécane pour m’y emmener; trop cool. J’ai quand même fait super gaffe en faisant demi tour avec mon nouveau passager, parce que, putain, on y voit vraiment que dalle dans cette capitale qui survit avec l’application discrète de ceux qui croient toujours aux jours meilleurs avec abnégation.

Posté par ptiluc à 16:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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